JMC : un bel hommage !

Un moment fort ce 27 juin à Chamrousse, tout près des Rochers de l’homme… Avec de l’émotion forcément, des discours et une chanson revisitant tes qualités humaines et ton humour, des anecdotes, des sourires, des rires… et des bières, des bières, … encore des bières sous un « soleil trompeur » dans ton jardin de 10 ans de labeur… quel pot de départ ! Un long pique nique, beau et convivial où cette fois-çi tu n’étais pas pressé… Merci à tous d’être venus.

Rendez-vous à Chamrousse !

Sur les traces de Jean-Michel :

Trois mois après la chute à Ponsonnas de notre copain Jean Michel Cambon,
sa famille et l’ECI peuvent enfin proposer à tous ses amis de se retrouver
samedi 27 juin à Chamrousse
pour partager un moment de mémoire et d’amitié, tout près des falaises du Rocher de l’Homme qu’il a si minutieusement nettoyées et équipées pour notre bonheur à tous.
Rendez-vous donc à partir de 12h, à l’Arselle, lieu-dit le Lauza*
Ce rassemblement est ouvert à tous !

On y parlera de Jean Michel, de ses grandes réalisations et de ses petites manies, tous ceux qui souhaitent s’exprimer ce jour-là seront invités à le faire.
Vers 13 h on partagera le repas tiré des sacs, la famille et l’ECI vous invitera à trinquer à la mémoire de Jean Michel, on se charge de la bière, dessert et café prévus aussi,
(mais n’oubliez pas d’apporter votre gobelet, il n’y en aura pas à disposition).

Infos pratiques :
*Le Lauza est à 10 mn depuis le centre de fond de l’Arselle en allant vers le pont de Salinières (pancarte « La Lauze »).
Prévoir de se garer avant le parking, vite plein, ou covoiturer, ou venir en vélo…

Pour la bonne organisation
merci de confirmer votre présence avant le 24 juin à :  contact@eci38.fr

Remerciements et circonstances de l’accident

Bonjour à tous
Déjà un petit mot pour remercier toutes les personnes qui nous ont écrit à Babeth, mes frères, ma mère ou moi pour nous faire part de l’attachement qu’ils portaient à Jean-Michel, que ce soit pour sa carrière alpine ou pour l’avoir connu dans le monde associatif ou professionnel.
Ça nous touche et beaucoup de remarques ont sonné juste et évoqué des bons souvenirs chez moi.

J’ai eu des questions sur les circonstances du décès, je vous dis ce qu’on sait. C’est  bien naturel de savoir ce qui s’est passé.
Je vous donne des précisions grâce à la personne qui est allée voir sur place (merci à elle).

JMC est parti comme tous les 2 jours (!) en direction de Cognet. Il était en train d’équiper une nouvelle voie au Trident. Pour se faire, il est descendu à pied, et a commencé à remonter les cordes fixes qui sont 10 m à gauche du fil du fil de l’arête. Il avait comme à son habitude une vache qu’il clippait sur un jumart. Il essayait les mouvements de sa longueur nettoyée peu de temps auparavant. Au bout de 40m, soit 20m de haut, on est au Trident…, il a du grimper au niveau ou au dessus de son jumart quand pour une raison inconnue (prise cassée, chute de pierre, zipette…) il est tombé. Le facteur de chute était important car tout était statique ou presque, que ce soit la corde fixe ou sa longe d’environ 1m, constituée de sangles et d’anneaux de corde. C’est un anneau de corde qui reliait son jumart au baudrier qui a cédé et n’a pas retenu cette chute.
Est-ce que son bassin aurait lui tenu avec une attache plus solide ? On ne le saura jamais…
  Il est tombé sur la tête dans le pierrier en contrebas. Le casque a explosé et il est mort sur le coup. Les secours l’ont retrouvé le soir très rapidement après le début des recherches pédestres.

Il aurait sans doute écrit :
« Mon anneau de corde était pourtant semblable au reste du matériel ou au grimpeur, dans un état presque neuf !!!
Sombre crétin incrédule ! Tout le monde me l’avait bien dit, que mon matos était pourri !
Quel con mais quel con !!! Je savais bien que c’était pas sécu ce système.
Quel vieux bouc têtu je fais !!! A force de ne jamais tomber, quelle naïveté d’oublier cette éventualité !!! »

L’humanité est ainsi faite de s’habituer aux situations et de les considérer normales. D’où une baisse de vigilance et une altération du danger. Il ne pensait pas à une chute brutale sur sa vache, habitué qu’il était à ne jamais tomber, ou à se rattraper à la corde comme il le faisait très souvent, en contrôlant le retour sur stat.
Aussi bien, il était quasiment en solo depuis de nombreux mois, vu l’état de son anneau de corde…
Ceux qui le connaissaient savaient qu’il aurait jusqu’au bout continué à faire ses « travaux » en paroi. Il connaissait les règles du jeu et les probabilités. Il savait les risques qu’il prenait (très faibles) mais il savait aussi qu’une erreur était possible et qu’elle était de plus en plus probable en augmentant le temps d’exposition.

Il est parti dans la montagne qu’il aimait tant , en faisant ce qu’il aimait, par une belle journée de fin d’hiver.
Je suis passé par un état de sidération, car je m’étais aussi habitué à ce qu’il revienne toujours, à le croire indestructible. Maintenant reste la tristesse, en constatant le vide qu’il laisse pour moi.

Une soirée « souvenir » sera organisée dès que possible sur Grenoble, et ses cendres seront dispersées en Vallouise sans doute cet été.

On vous tiendra au courant par cette page de l’ECI.

A bientôt
Sylvain Cambon

Disparition de Jean-Michel Cambon

Nous sommes tous atterrés par le décès accidentel de Jean Michel hier dans les gorges du Drac.
Notre « secrétaire à vie » (comme il aimait le dire) laisse un immense vide au sein du conseil d’administration de notre club.
L’ensemble du CA exprime tout son soutien et ses condoléances à sa femme Babeth, ses enfants et leur famille.

L’union fait la force !

Opération Sentier à Ponsonnas : appelés par les 3 ouvreurs des sites de Ponsonnas / Cognet, (Frédéric Gaspard, Pascal Huss, Jean-Michel Cambon) 17 vaillants et une vaillante se sont retrouvés aux Ponts de Ponsonnas et du 11 novembre.

Leur but, fort louable : tenter d’enrayer le lent glissement vers le Drac du sentier d’accès aux Epalus.

Moins de 3 heures de travail après, et sans que personne n’ait coulé dans ce Dragon, l’affaire était faite, suivie d’un petit coup à boire… Et les plus courageux ont même pu grimper l’après midi…

A noter une grande variété de clubs représentés : Caf de la Mure, Caf GO, ECI (avec bien souvent des appartenances multiples). La préfiguration d’un futur rêvé ? 1 million de grimpeurs réunis dans une fécafdé unifiée et puissante pour l’entretien et le développement des sites naturels d’escalade …

les forçats des Ponts

Les forçats du Pont : Un âge plutôt avancé, des physiques très diversifiés, simples touristes ou vrais guerriers en tenue Pro…mais, affichée sur tous les visages, la volonté farouche de vaincre !