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Disparition de Jean-Michel Cambon – Messages

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Bernard Francou a écrit le 16 avril 2020 à 11 11 04 04044
Amateur de recoins peu connus dont il savait, mieux que quiconque, tirer le meilleur parti, peu enclin à défrayer les chroniques alpines et à jouer de sa réputation d’ouvreur prolifique, Jean-Michel était à l’opposé d’un ermite. En témoigne le solide réseau d’amis qu’il avait su tisser et qui figurent en bonne place dans ses topoguides. Si certains ont fini par le lâcher, c’est moins par brouille ou par désaccord (cela s’est produit, c’est normal entre gens passionnés) que parce qu’ils ne pouvaient pas suivre son rythme effréné ! J’ai fait équipe avec lui à l’époque des grandes voies des Ecrins et du Briançonnais où nous nous ingénions à passer là où les autres n’étaient pas passés et à laisser le moins de traces possibles de notre passage. Un piton à la sortie, parfois… Puis est venue l’autre époque où son intérêt est allé plutôt vers un équipement sûr qui permettait d’ouvrir ses itinéraires à plus de répétiteurs, et non de les réserver à une élite. Dans les deux cas, il a fait preuve d’une imagination rarement égalée pour trouver les passages les plus subtiles. Il y a des gens qui, au cours d’une vie, construisent une œuvre avec acharnement et obstination, ceux qui ne comprennent pas pensent qu’il y a là quelque chose de compulsif. Les artistes sont de ceux-là. Salut l’artiste !
Merci de patienter...